23 nov. 2009

"Le juste et le vrai" suite et fin

Ouf ! J'atteins la fin du pavé. Il est six heures du matin et je me rendors sans difficulté. J'utilise souvent l'effet soporifique de la lecture des philosophes pour écourter mes insomnies. Raymond est un bon somnifère, il rabâche tristement son credo : tout est raison avec cependant une grosse difficulté avouée à la fin du livre, il ne sait pas comment définir précisément ce mot raison. Il serait polythétique selon lui ou dit plus simplement, il aurait plusieurs définitions possibles. Cela n'empêche pas Raymond de passer au lance-flammes toutes les publications de ses collègues philosophes, sociologues et autres margoulins sauf un, Tocqueville, dont il s'est visiblement entiché. Il ignore superbement les jeunes penseurs de la génération montante qu'il traite de « bateleurs médiatiques». Il ne cite Platon qu'une fois et Max Weber cinquante fois ! La coupe est pleine, Raymond Boudon n'est plus mon ami, hic et nunc, pour reprendre son toc.


Alors pour ne pas tomber dans le même travers que lui, je ne dis pas que tout est à jeter. Faut trier, faut faire simple. Je retiendrai deux convictions générales et deux ou trois « amecdotes » comme disait Coluche qui me serviront immédiatement.

Je vais me concentrer.

8 nov. 2009

"Le juste et le vrai" à la sauce Boudon

Une question qu'il est temps que je me pose. Merci, Amazon dont je suis un fidèle client et qui a vite repéré que la lecture du livre éponyme de Raymond Boudon me ferait le plus grand bien. J'avais déjà lu de lui « Raisons, bonnes raisons » mais j'ai tout oublié alors je replonge.


Arrive le pavé de 575 pages. Passons sur l'intro, plus de 40 pages tout de même, Raymond - il me pardonnera cette familiarité, car je suis maintenant un de ses fidèles - ne fait pas dans la concision. C'est un philosophe-sociologue bien introduit dans l'establishment,il est mon aîné de un an ; à cet âge, on radote un peu.

Sa thèse, pour résumer l'affaire en trois lignes, est que nos croyances, vraies ou fausses, ne sont pas le fruit du hasard, mais d'un raisonnement individuel. Ce qu'il appelle « les bonnes raisons » en notant que ces raisons peuvent être justes ou totalement erronées.

Voilà qui n'est pas rassurant. Au passage Raymond n'est pas tendre avec ses collègues qui font appel à l'irrationnel pour expliquer nos croyances : Freud, Lévy-Brühl et bien d'autres sont proprement étripés. Les philosophes ne sont pas charitables. J'attaque courageusement les 535 pages restantes.

2 nov. 2009

Facebook, on se calme

Mission remplie, je suis un nouveau facebooker. Mes amis sont les membres de ma famille qui ont bien voulu m'accepter, un début. Surprise : mon mur, puisque maintenant j'ai un mur pour m'épancher, se recouvre rapidement d'un tas d'évènements qui ne me concernent pas et qu'on m'invite à commenter. Ça me stresse, car je n'ai rien à dire et même quelquefois je ne comprends pas le message initial. Alors, j'envoie d'un clic l'image d'une main avec le pouce levé, heureusement ce n'est pas l'index. Bref, difficile de faire plus indiscret et je comprends maintenant pourquoi les cabinets de recrutement se jettent sur facebook, on devrait leur interdire. Et la vie privée ? Bordel!